Prestations

Quelques conseils de bon sens


- Méfiez-vous des prix d'appel de certains forfaits, qui peuvent cacher des frais annexes non inclus.

- N'accordez pas trop de crédit aux avis publiés sur les forums. Vous ne savez pas qui se cache derrière certains pseudonymes. Privilégiez le bouche à oreille.

- Vérifiez vos disponibilités par rapport aux plages horaires de l'auto-école, pour les cours théoriques comme pour les cours pratiques.

- Le prix ne doit pas être le seul facteur à prendre en compte quant au choix de l'auto-école. Comme dans bien des domaines, il est en relation directe avec la qualité des prestations fournies. Evaluez donc les moyens humains, matériels et organisationnels mis en oeuvre pour vous servir.

- Etudiez les prestations incluses ou non dans le prix du forfait.

- La proximité non plus ne doit pas être prépondérante. En cas de désaccord avec votre auto-école, vous pourrez rencontrer des difficultés pour transférer votre dossier dans un autre établissement.

- Assurez-vous que c'est bien un enseignant qui dispense les cours théoriques et qu'il ne s'agit pas simplement d'enchaîner des batteries de tests.

- Enfin, n'hésitez pas à vous rendre sur place. Dans toute formation, le relationnel a une part importante. Il sera plus difficile de se motiver si le contact ne passe pas.

Quid des plateformes en ligne ?


Elles proposent en apparence des tarifs intéressants car :
- Elles ne disposent pas de local pour accueillir élèves et parents : pas de charges fixes.
- Pas de secrétaire pour informer parents et élèves et assurer un suivi.
- Elles ne paient pas de charges salariales quand elles font appel à des "indépendants".
- Les "indépendants" ne sont pas soumis à la TVA.
- Certaines opèrent des levées de fond pour rester rentables (?!) et continuer d’exercer leur lobbying auprès des médias et des politiques.

Mais :
- Elles sont dans l'illégalité dès lors que le véhicule utilisé pour les leçons de conduite appartient au moniteur, ce qui est malheureusement souvent le cas. Un moniteur doit travailler avec les moyens (locaux, véhicules, assurances, etc...) de l'établissement détenteur de l'agrément préfectoral et pour lesquels l'exploitant a apporté les garanties nécessaires. Les assurances qui acceptent de couvrir des véhicules d'indépendants pour une activité d'enseignement de la conduite (souhaitons-le par méconnaissance de la réglementation) prennent de gros risques. Qu'adviendrait-il en cas d'accident corporel d'un élève ??
- Elles n’ont pas le monopole du "numérique" : les auto-écoles de proximité n’ont attendu sur personne.
- Elles ne peuvent pas proposer la conduite accompagnée car pas de locaux pour réaliser les rendez-vous pédagogiques.
- Des moyens humains et matériels non dimensionnés car reposent sur le volontariat de moniteurs "indépendants". In fine pas assez de moniteurs pour absorber le volume d'élèves et donc des formations ultra diluées dans le temps.
- Un parc hétéroclite : le véhicule change d'un moniteur à l'autre obligeant les élèves à se réhabituer à la voiture.
- Des véhicules dont l'état mécanique peut laisser à désirer quand l'entretien est à la charge de l' "indépendant".
- Des parents qui ne savent pas à quel genre d'individus ils vont confier leurs enfants.
- Une formation au rabais : des moniteurs qui gardent leur zone de confort de peur d'abimer leur unique outil de travail (si leur véhicule se trouvait hors d'état de circuler, plus de revenus pour eux). De fait, plus d'heures de conduite et un permis plus cher en définitive.
- Des moniteurs qui invoquent des raisons obscures pour ne pas accompagner leurs propres élèves à l'examen pratique une fois que ceux-ci ont une convocation car cela les obligent à vider leur planning. Certains "indépendants" suggèrent même à leurs élèves de se rapprocher d'une auto-école de proximité pour les accompagner !!??
- Des taux de réussite affichés et des coûts comparés fallacieux (il faut lire les petites lignes...).
- Pas de places d'examen pour leurs élèves car pas d'agrément dans le Finistère.
- Des moniteurs "électrons libres" n’ayant pas de compte à rendre à un responsable pédagogique. Chaque moniteur est libre d’appliquer ses méthodes et techniques même si elles vont à l’encontre de celles des autres moniteurs rattachés à la plateforme.
- Des moniteurs espérons-le diplômés, sympathiques sans doute mais pas nécessairement compétents qui faute de convaincre un employeur se sont tournés vers le micro-entreprenariat.
- Certaines plateformes faisant appel à des indépendants à temps plein enfreignent le code du travail pour salariat dissimulé.
- Elles génèrent de la précarité par ubérisation de la profession.
- La pérennité du modèle économique de ces plateformes est en question : redressements judiciaires, fermetures administratives, demande de partenariat aux auto-écoles de proximité (!), ...

Au final : des élèves qui se sont retrouvés ou qui vont se retrouver sur le carreau.

Le taux de réussite est-il un indicateur fiable ?


Assurément NON ! Pour plusieurs raisons :

- Le taux de réussite dépend fortement de la proportion d’élèves en conduite accompagnée. En effet, les taux de réussite de cette filière sont bien meilleurs que pour la filière de formation traditionnelle.

- Certains centres d’examen sont plus sélectifs que d’autres : la complexité du réseau routier et la densité de la circulation rendent l’examen plus difficile.

- Les taux de réussite dépendent du secteur géographique : il est plus difficile de conduire dans une grande agglomération que dans une petite. Ce n'est pas la même chose de passer son permis à Brest ou à Crozon...

- Le taux de réussite dépend également du type de population.